Covid-19 : Comment fonctionnent les tests ?

« Testez, testez, testez ! » Injonction ou supplication, la requête de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est claire. Elle exhorte les gouvernant·e·s à éclaircir leurs stratégies en matière de dépistage. « De 5 000 tests par jour, nous sommes passés à 12 000 tests sur une journée comme aujourd’hui, a ainsi détaillé le ministre de la Santé Olivier Véran, le 28 mars 2020. Nous atteindrons les 50 000 tests quotidiens par PCR d’ici la fin du mois d’avril. »

Les tests de diagnostic moléculaire sont, pour l’heure, les seuls pratiqués en France. Appelés « tests RT-PCR » pour « transcriptase inverse et réaction en chaîne par polymérase », ils rendent leurs résultats entre 3 et 6 heures. Mais sur quel principe fonctionnent-ils ?

Qui peut en bénéficier ?

Les tests RT-PCR nécessitent donc du temps, du personnel qualifié et des laboratoires homologués. La mise au point d’autres types de dépistages est scrutée de près par les pouvoirs publics. Et notamment les tests sérologiques. Ils visent à détecter, à l’aide d’une prise de sang, la présence d’anticorps et permettent donc de savoir si la personne a déjà été infectée par le nouveau coronavirus. Mais pas si elle est encore malade.

Malgré les – très fortes – recommandations de l’OMS, pour l’heure, seules quatre catégories de personnes sont dépistées en France. Les professionnel·le·s de santé, les patient·e·s hospitalisé·e·s dans un état grave, les personnes dites « à risque » – immunodéprimés, diabétiques, etc. – et enfin celles qui vivent dans une structure collective hébergeant un public plus fragile (EHPAD notamment). À quand des photocopieuses pour l’ensemble de la population ?

Aline Nippert