Le coronavirus s’accroche aussi aux surfaces !

A proximité des gens, en parlant, en toussant… Le désormais célèbre coronavirus SARS-CoV-2 se transmet par des contacts rapprochés entre humains. Mais qu’en est-il de la contamination par les objets ? Que faire avec les courses alimentaires ? Quelques éléments de réponse.

Pas si facile de se débarrasser des virus… et le SARS-CoV-2 ne fait pas exception. D’après une étude américaine publiée le 17 mars 2020, il peut même survivre plusieurs jours sur certains types de surfaces.

Les chercheurs ont évalué la stabilité du virus sur quatre surfaces courantes différentes : le plastique, l’acier, le cuivre, le carton… et dans l’air. Bilan des courses ? En dehors du corps humain, le SARS-CoV-2 subsisterait au moins trois heures sous forme d’aérosol – particules suspendues dans l’air. Ses performances s’améliorent sur le cuivre (quatre heures) et sur le carton (24 heures). Mais c’est sur le plastique et l’acier qu’il se révèle le plus tenace : on le détecte jusqu’à trois jours après application ! Un vrai survivant.

Des chiffres à relativiser

Un méchant virus viable des heures dans l’air, et des jours sur certaines surfaces… Ces résultats peuvent donner froid dans le dos. Pourtant, inutile de s’affoler : aucune contamination par les objets n’a encore été prouvée. Les expériences menées par l’équipe américaine laissent cependant certaines questions sans réponses. Par exemple, la concentration de virus pulvérisée dans l’expérience est-elle semblable à celle contenue dans les sécrétions d’une personne contaminée ? Est-il encore infectieux sur ces surfaces ? Pour l’heure, rien de sûr…

Impression 3D du virus SARS-CoV-2

Pas de panique pour les courses !

Si le risque de contamination par les emballages alimentaires touchés par d’autres n’est donc pas exclu, il ne faut pas tomber dans la psychose lorsque vous sortez faire les courses. Éviter de se toucher le visage – qui reste la voie royale d’entrée du virus dans le corps – demeure la meilleure chose à faire. Au retour, nul besoin de se revêtir d’une combinaison de cosmonaute pour retirer les suremballages de plastique et de carton : il suffit de les jeter à la poubelle -de tri- et de se laver les mains.

Quid des fruits et légumes ? A priori, le coronavirus ne se transmet pas par la nourriture contaminée. Bien les laver à l’eau claire est une précaution suffisante. Confiné(e)s… mais pas affamé(e)s.

Claire Manière

Pour en savoir + : Alimentation, courses, nettoyage : les recommandations de l’Anses