Maintenir son niveau d’espagnol grâce aux séries

Pendant le confinement, vous avez appris l’espagnol ou du moins, repris tranquillement les bases, vos cours du lycée n’étant plus qu’un lointain souvenir. Même si le déconfinement vient de débuter, cela serait fort dommage d’abandonner si vite tous vos efforts.
Voici une sélection de séries et de films pour continuer à vous familiariser à l’espagnol !

Les Demoiselles du téléphone

Madrid, 1928. Afin d’échapper à la peine de mort, Alba Romero se fait embaucher comme standardiste à la Compagnie du téléphone, sous la fausse identité de Lidia Aguilar. Elle doit dérober l’argent de l’entreprise, gardé bien au chaud dans un coffre-fort, dans le bureau du directeur de la compagnie. Mais tout ne va pas se passer comme prévu pour la jeune femme.

Portée par Lidia, Marga, Ángeles et Carlota, quatre jeunes femmes éprises de liberté et d’indépendance, cette série espagnole produite par Netflix, met en avant la lutte des femmes pour trouver leur place dans une société à dominante masculine. Une amitié sans faille lie les héroïnes qui devront affronter bien des épreuves.
Dans Las chicas del cable, le téléspectateur découvre le fonctionnement d’une entreprise de téléphonie, à la fin des années 1920. 
Cette série aborde également les violences conjugales à travers le personnage d’Ángeles, la transidentité avec Sara ou encore le passé tumultueux de l’Espagne avec la guerre civile.

Triangle amoureux, lutte pour l’égalité entre les sexes, trahison et bande originale contemporaine façon Gatsby de Baz Luhrmann, Les Demoiselles du téléphone ont tout pour plaire ! 

Avec Blanca Suárez, Maggie Civantos, Ana Fernández, Nadia de Santiago…
(5 saisons – en production)

Alta Mar

Vigo, années 1940. Eva Villanueva et sa soeur Carolina, embarquent au bord du Bárbara de Braganza, pour se rendre à Rio de Janeiro, où une nouvelle vie les attend. Un voyage qui s’annonce festif puisque Carolina doit épouser Fernando Fábregas, le propriétaire du navire. Pourtant, au cours de la traversée, des passagers vont trouver la mort dans d’étranges circonstances.

Dans cette série en haute mer, les rebondissements s’enchaînent au fil des épisodes. Auxquels s’ajoutent de lourds secrets de famille qui vont bouleverser le destin des deux héroïnes. Unies dans l’adversité, Eva et Carolina mènent leur propre enquête afin de faire éclater la vérité, quitte à mettre leur vie en danger.
Les personnages secondaires, à l’image de Dimas et Verónica, apportent une touche de légèreté à cette atmosphère quelque peu pesante.

Laissant planer le doute sur les intentions et les motivations des personnages, ce period drama aux airs de polar donne du fil à retordre à Eva et Carolina ainsi qu’au téléspectateur, qui suit avec attention leur enquête. Avec ses retournements de situations, Alta Mar devrait séduire les amateurs de séries policières !

Avec Ivana Baquero, Alejandra Onieva, Jon Kortajarena…
(2 saisons – en production)

Élite

Lorsque leur lycée s’écroule, Samuel, Nadia et Christian se voient offrir l’opportunité d’étudier à Las Encinas, un établissement réservé à la future élite espagnole. Issus d’un milieu modeste, les trois amis découvrent un monde bien différemment du leur et doivent affronter les moqueries de leurs nouveaux camarades de classe.

Dans ce monde où l’argent règne en maître et sert de monnaie d’échange pour régler n’importe quel problème, coups bas, tromperies et petits secrets font partie du quotidien de ces étudiants.
En parallèle de l’intégration des trois lycéens à Las Encinas, on suit les interrogatoires de la police qui enquête sur le meurtre de l’une des élèves. Qui l’a tuée ? Et pourquoi ? Le mystère reste entier.

À travers l’histoire de certains personnages, Elite aborde la question du VIH, la consommation excessive de drogue ou encore l’homosexualité.
Même s’ils ont tout l’argent qu’ils veulent, derrière les apparences, les élèves de Las Encinas ne sont pas les plus heureux. Cette série, d’un réalisme criant, confirme l’adage bien connu : l’argent ne fait pas le bonheur.

Avec Itzan Escamilla, María Pedraza, Miguel Bernardeau…
(3 saisons – en production)

On marche sur la tête

Malgré leurs très nombreux diplômes, Hugo et Braulio ne trouvent pas de travail en Espagne. Après avoir vu une émission vantant la facilité de l’emploi en Allemagne, les deux amis décident de tout quitter, direction Berlin. Une fois sur place, ils sont vite rattrapés par la dure réalité de l’émigration.

Sous ses airs de comédie légère, Perdiendo el norte dévoile l’envers du décor de l’émigration des jeunes espagnols en Allemagne, où ils espèrent trouver un avenir meilleur.
Barrière de la langue, entretiens d’embauche sans promesse d’emploi, coutumes différentes et rudesse de l’hiver berlinois, la route vers le succès en Allemagne est semée d’embûches pour les deux amis. Braulio est prêt à tout pour financer ses cours d’allemand tandis que Hugo s’invente un job de rêve pour ne pas décevoir ses parents.

On prend plaisir à retrouver Blanca Suárez et Yon González, dans un registre bien moins dramatique que celui des Demoiselles du téléphone.
Certaines situations, parfois grotesques, font sourire et l’humour est au rendez-vous dans cette comédie espagnole. Par les temps qui courent, cela fait du bien.

Avec Yon González, Julián López, Blanca Suárez…

Une catastrophe n’arrive jamais seule

Au lendemain d’une soirée arrosée entre collègues, Bea, une jeune et talentueuse architecte, découvre que son compagnon l’a trompée avec une présentatrice de télévision en vogue. Ni une ni deux, Bea plie bagages et retourne dans son village natal, au bord de la mer.

Bea retrouve sa famille, haute en couleurs, qui se charge de lui remonter le moral. En faisant du rangement, sa mère, Ángela, a déniché une maquette de cabane dans les arbres, fabriquée du temps où Bea était enfant. Son retour dans la maison familiale est donc l’occasion pour la jeune femme de s’atteler à ce projet et réaliser un rêve de petite fille.
Au cours de ce séjour, des secrets vont être révélés, venant perturber l’équilibre de cette famille bien tranquille.

Si le scénario ressemble à celui d’un film romantique classique (une femme trompée qui retourne dans son village natal…), le côté décalé des personnages et le cadre idyllique font de Gente que viene y bah, une comédie rafraîchissante.
Interprétée avec bienveillance par Carmen Maura, Ángela nous rappelle qu’il ne faut jamais cesser de croire en ses rêves d’enfant.

Avec Clara Lago, Carmen Maura, Álex García…

Marion Prudhomme

Rubrique | Feel Good

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