Marc-Antoine Olivier : « Le report des Jeux a rassuré tout le monde »

Le nageur en eau libre, double champion du monde 2017, approuve la décision du Comité international olympique (CIO) de reporter les Jeux olympiques à 2021. Confiné en famille dans le Nord, il attend la fin de la crise sanitaire pour débuter la préparation de sa deuxième olympiade.

« C’est tout simplement la meilleure décision que pouvait prendre le CIO. Pour la sécurité, la santé de tout le monde, et pour l’équité au niveau des préparations olympiques car elle était remise en question pour beaucoup de pays. Cette décision a rassuré tout le monde », explique Marc-Antoine Olivier. Le nageur en eau libre vice champion du monde du 10 kilomètres en juillet dernier à Gwangju (Corée du Sud), est satisfait du report des Jeux olympiques de Tokyo, à partir du 23 juillet 2021.

La capitale nippone est maudite. Après l’annulation des Jeux olympiques de 1940 à cause de la Seconde guerre mondiale, voilà ceux de 2020 reportés d’un an, en raison d’une autre guerre : celle contre la pandémie de Covid-19.

« J’ai pris la décision de revenir dans ma famille »

Avec les restrictions liées au confinement, il devenait extrêmement difficile de s’entraîner. Aujourd’hui basé à Montpellier pour suivre les entraînements du plus célèbre des entraîneurs de natation français, Philippe Lucas, Marc-Antoine Olivier est revenu dans le Nord, son département de naissance. « Je suis remonté dans un petit village proche de Valenciennes. J’ai pris la décision de revenir dans ma famille, à la campagne. Un mois dans un appartement, ça aurait été compliqué. Ici, j’ai la chance d’avoir une salle de musculation et mes voisins ont une piscine. » Des conditions très éloignées cependant d’une préparation olympique optimale.

Le médaillé de bronze du 10 kilomètres eau libre à Rio en 2016, estime même que ce délai supplémentaire doit permettre de parfaire sa préparation. « Je me dis qu’un an de plus, ça ne peut être que bénéfique. C’est un an de plus de travail et il y a encore des petites choses à régler. Cette année, je me suis révélé à l’entraînement, où j’ai pu m’imposer de grosses séances pendant des longues durées. D’ici l’année prochaine, je peux encore améliorer ça et je pourrai encore parfaire mon niveau », s’enthousiasme-t-il.

Au top pour Paris 2024

A 23 ans, l’enfant de Denain présente déjà un joli palmarès (double champion du monde, médaille de bronze à Rio 2016). Il sait pourtant que tout l’avenir est devant lui. « On dit que vers 27 – 28 ans, un nageur en eau libre est vraiment à son apogée. J’évolue dans un sport qui nécessite beaucoup d’expériences. On sait aussi qu’on est plus endurant et performant à cet âge. » Le nageur a Paris 2024 dans un coin de sa tête. « Ah oui, oui (sourire). De toute façon, je m’étais dit que je continuerai jusqu’à minimum 2024. Après, si l’envie et le corps sont toujours là, je pousserai jusqu’à Los Angeles (ville hôte des Jeux olympiques 2028, NDLR) » Des rêves plein la tête, l’élève de Philippe Lucas va devoir patienter. Comme tous les Français, le temps est au confinement. Cette période qu’il baptise « vacances d’été ». Dès la levée des restrictions, retour au travail. Au programme, une préparation olympique … qui ne se fera pas, cette fois, dans la piscine de son voisin.

Charles Yzerman.

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